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Première source française sur l'acteur irlandais Colin Farrell
 
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 les critiques

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sophie
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MessageSujet: les critiques   Mar 12 Aoû - 12:43

première critique du film (assez bonne)
".....Son adaptation reste relativement fidèle à la pièce, dans la mesure où elle suit globalement la trame narrative en reprenant par moments une bonne partie des dialogues. Elle a principalement fait de légères coupes dans le texte afin de rendre le drame plus contemporain. La différence notable émane essentiellement du personnage de la servante, incarné par Samantha Morton, bien plus consistant que dans l’œuvre de Strinberg. Loin d’être une bonne bornée, elle est ici une femme lucide et pleine de bon sens. Le dernier détail est d’ordre géographique puisque Liv Ullmann installe le récit en Irlande. Cependant cette transposition n’a pas d’impact majeur sur l’intrigue. Ce huis-clos ne comprend pas de scènes sur la campagne et la société irlandaise du XIXème siècle. Cet aspect renforce d’ailleurs le côté « théâtral » concentrant davantage l’action sur la relation des trois personnages principaux, qui balaye les seconds couteaux, voire même les figurants. L’ambiance de la fête de Saint-Jean, pouvant donner lieu à de grandes scènes de liesse collective, est donc seulement évoquée par des échos de chants et de musique. Ce minimalisme est appuyé par des séquences entre Jean et Julie peu découpées, conçues dans un montage simple et au rythme relativement lent. Mademoiselle Julie prend alors le temps de s’étirer, ne jouant ni sur la tension ni le suspense, et s’autorise à décortiquer le comportement des personnages.
A l’instar de la pièce originale, l’oeuvre se compose également de deux parties. La première est dédiée à tout un jeu de séduction. Très courtois et avenant, Jean subit les charmes de Julie, obéit à ses caprices et se laisse peu à peu tenter par l’aventure. Ce n’est pas lui qui mène la danse. Mais le second acte change la donne. Après avoir finalement fait l’amour, c’est au tour de Jean de reprendre le dessus. Julie, déchue, cherche désespérément une façon de s’en sortir. Jean profite alors de la situation pour la dominer et l’humilier. Il s’en suit un jeu cruel et dur. Liv Ullmann donne dès cet instant une couleur particulière à son adaptation. Nonobstant un climat de tension et de violence latente, Mademoiselle Julie dégage une certaine mélancolie, renforcée par la musique classique et une lumière plutôt automnale pour un jour d’été de Saint-Jean. Et le fait de resserrer l’action autour des trois personnages tend à atténuer le climat de fête, de beuverie et de licence à l’origine du comportement de Julie. La cinéaste donne ainsi la part belle aux acteurs en multipliant les gros plans sur les visages tout en suivant attentivement leur gestuel.


Ainsi après les rôles décisifs dans THE TREE OF LIFE de Terrence Malick et ZERO DARK THIRTY de Kathryn Bigelow (notre critique), Jessica Chastain continue de nous offrir à découvrir une palette de jeux nuancée et assez étendue. Elle dévoile une Julie tour à tour provocante, capricieuse, hautaine, séductrice, manipulatrice, perdue, vulnérable, et finalement semble être au bord de la folie. Liv Ullmann l’a dépeint comme une femme lasse désirant mourir, ce qui la mène à séduire Jean, tout en ayant plus ou moins conscience que cette liaison peut la conduire à sa perte. L’une des premières images du film symbolise en outre cette pulsion de mort : de simples fleurs dérivant dans le courant. Ce plan quelconque devient une référence au personnage shakespearien d’Ophélie. Jessica Chastain donne ainsi à ce personnage une vulnérabilité et une richesse émotionnelle des plus intéressantes.

En revanche, l’interprétation de Colin Farrell dote son personnage d’une trop grande sensibilité par rapport aux interprétations originelles. On le sent dénué de dureté et de cynisme propre au rôle. Il n’est ni manipulateur ni intéressé. Si Mademoiselle Julie est pleine de sensibilité, l’œuvre frôle par moments le mélodrame romantique. Et toute la dureté de la pièce se voit dès lors atténuée en raison du personnage masculin. L’acteur américain en fait un homme subissant presque les avances de Julie et qui se débat contre son sort. Certaines scènes à la tonalité plus tendre laisseraient même présager un possible véritable amour entre les deux. Mais s’il finit par devenir violent, c’est parce qu’il est poussé à bout par le comportement incompréhensible de cette femme. La prestation de Colin Farrell, souvent trop appuyée, amène alors une coloration dramatique pas forcément nécessaire. Un aspect plus froid aurait sans doute permis un contraste plus intéressant avec la partition très émotionnelle de Jessica Chastain. Il ne représente pas une menace pour elle, ce qui rend moins intéressante leurs confrontations.

Si ce parti pris dessert parfois le récit, on suit néanmoins assez bien l’évolution des personnages. Car on reste très loin d’une simple pièce en costume filmé ou d’une adaptation un peu lourde. Liv Ullmann offre une mise en scène relativement fluide en dépit des mouvements de caméra plutôt lents. Quelques déplacements plus amples avec des scènes en extérieur donnent en outre une certaine respiration. On apprécie rapidement le beau travail sur les lieux et sur l’espace fondé justement sur l’opposition entre intérieur et extérieur. Ainsi les plans sur la porte fermée du domaine pourraient symboliser le sort sans issue du personnage de Jessica Chastain. Les frontières sociales sont concrétisées à l’image. Julie souhaite amener son valet dans ses appartements. Elle le précède, commence à monter les escaliers de sa demeure, se retourne pour inviter Jean à le suivre. Ce dernier reste à distance n’osant traverser le seuil, et referme finalement les lourdes portes. Liv Ullmann suggère clairement que les conflits entre les sexes sont bien encore d’actualité. Elle parvient à rendre très vivantes les relations complexes entre ces deux êtres au milieu de leurs jeux de domination, tout en rendant palpable la tension liée à leurs différences sociales. En dépit de certaines imperfections notables, Liv Ullmann nous dévoile une nouvelle vision délicate de Mademoiselle Julie qui parvient à libérer une belle force d’attraction émotionnelle.

Laetitia Della Torre
http://www.cinechronicle.com/2014/08/mademoiselle-julie-miss-julie-liv-ullmann-critique-89643/

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MessageSujet: Re: les critiques   Lun 1 Sep - 13:15

la critique du magazine premiere:

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MessageSujet: Re: les critiques   Sam 6 Sep - 15:46

http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/critiques/mademoiselle-julie-de-liv-ullmann-jessica-chastain-dans-un-huis-clos-brulant-186273 :
Interrogée sur son film, Liv Ullmann ne tourne pas autour du pot : "Bien sûr, qu'il est théâtral, mais en quoi est-ce un problème ? Quelles règles absurdes décideraient-elles ce que doit être ou non le cinéma ?". Tout est dit, ou presque. Oui, "Mademoiselle Julie" reste fidèle à la pièce de Strindberg, et même admirablement filmé, le théâtre est toujours là. Oui, encore, c'est du cinéma et du grand.

Liv Ullmann n'a a pas choisi d'exploser le texte du dramaturge suédois, et sa réalisation s'inscrit dans un registre très classique. Dans ce cadre sans surprise, elle peut donner toute sa mesure dans la direction d'acteurs, et c'est un bonheur.

Jessica Chastain est une sensationnelle Julie. Dominatrice et capricieuse, elle glisse doucement vers son contraire, otage de sa passion, payant au prix fort un "moment d'égarement". Peau diaphane barbouillée de sang, ivre et confuse, l'actrice américaine incarne merveilleusement ce personnage complexe, qui peu à peu se débarrasse de son vernis social et découvre la brutalité des rapports humains.
Face à elle, le valet John (Colin Farrell, qui joue sur ses terres irlandaises) est un amant-adversaire complexe et agressif, mi-manipulateur mi-victime, qui attend depuis longtemps que l'ascenseur social s'ouvre à lui. Très convaincant, lui aussi. Un troisième personnage complète le huis-clos. D'abord effacée, si respectueuse, Kathleen, la fiancée délaissée (Samantha Morton) va bientôt montrer un autre visage, une puissance qui lui permet de rester debout dans ce champ de ruines sentimental. "Les classes ne se mélangent pas" martèle-t-elle pour rappeler la règle du jeu de cette société ligotée par les conventions.

On l'aura compris, "Mademoiselle Julie" est d'abord l'occasion d'assister au travail millimétré de trois merveilleux comédiens, impeccablement guidés. Un régal.

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MessageSujet: Re: les critiques   Sam 6 Sep - 18:06

J'ai de la chance, il joue juste à côté de chez moi dans le cinéma d'art et essai.

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MessageSujet: Re: les critiques   Sam 6 Sep - 20:50

chanceuse
je viens d'aller voir sur allocine, pour l'instant le ciné le plus proche de chez moi  a le passer est a 83km!!!
Crying or Very sad

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MessageSujet: Re: les critiques   Sam 6 Sep - 21:05

Cela ne m'étonne pas. J'ai 2 cinéma dans ma ville un gros "pathé" où ils ont plusieurs séances par jour et un petit ciné d'art et essai et là au max il y a seulement 1 séance par jour par film et pas toujours aux heures qui te conviennent. En gros si tu loupes "LA" séance de la semaine c'est terminé.
J'espère qu'il y qu'il y aura une séance tous les soirs.
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MessageSujet: Re: les critiques   Dim 7 Sep - 13:39

je pense que je pourrais pas aller voir le film au cinema, autour de chez moi ce sont des petits cine qui diffuse les succes. ca m'enerve Crying or Very sad

une critique (assez negative sur colin) http://toutelaculture.com/cinema/critique-mademoiselle-julie-jessica-chastain-sous-un-oeil-aiguise/
Jouée, jouée et rejouée… Adaptée au cinéma par Alf Sjöberg, Mike Figgis… La pièce Mademoiselle Julie, écrite en 1888, reste le classique d’August Strindberg. Pour la transposer à l’écran, Liv Ullmann a choisi de conserver sa forme : trois interprètes seulement. John le valet, Kathleen la cuisinière et Mademoiselle Julie, fille du riche propriétaire de la demeure où se déroule l’action. Mademoiselle Julie qui va séduire John. Et l’entraîner dans un jeu dangereux, où ils ne cesseront de se mener mutuellement par le bout du nez… Qui est le maître, et qui le sert ? C’est la question que peut poser ce drame. Comment Liv Ullmann la rend-t-elle actuelle ?… Elle n’essaie même pas. Ce n’est pas son propos. Le texte est respecté, et se déroule toujours à la fin du XIXème siècle. Décevant ? Un peu. Après…

Au-delà de l’histoire qu’elle raconte, Mademoiselle Julie constitue un exercice pour actrice. Cette fille de propriétaire plane sans arrêt entre plusieurs temporalités. Elle idéalise, elle divague, elle commet des actes inconsidérés, elle essaye de les rattraper, toujours en rêvant… Et parfois, elle s’écrase au sol. Focalisant son intérêt sur le mystère de cette figure, Liv Ullmann braque sur elle son objectif. Suit ses variations de visage et d’humeur grâce à une mise en scène précise, qui marque par son usage d’une palette large de procédés. Avec, toujours, une justification. Sa caméra épouse le mouvement des corps. De plus, elle filme Jessica Chastain. Qui livre ici une éblouissante performance. Calme, perdue dans ses nuages, à deux doigts de chanter son texte, elle devient tout à coup furie sous l’effet du mal qui la ronge. Avec une déchirante justesse. Innocente, défaite, vieillie avant l’heure, euphorique… elle traverse tout. On voit jouer une actrice. Une vraie. Une grande ?

Sauf que, pour que les scènes fonctionnent parfaitement, il faut être deux. Et hélas, son partenaire lui est inférieur. Colin Farrell a beau respirer comme un fou, manifester de la détresse par ses gestes nerveux, il reste en surface. Il souligne trop. Il fabrique. La simplicité dévastatrice de Jessica Chastain lui fait défaut. Du même coup, son jeu forcé alourdit les scènes. Et la fin traîne en longueur. Enfin, si vous voulez une actrice, et une belle mise en scène qui la traque, et surtout, si vous ne connaissez pas ce classique, allez voir le film. Qui nous permet également de retrouver une interprète qu’on aime, un peu perdue de vue : Samantha Morton. A la hauteur, elle aussi, de son personnage.

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MessageSujet: Re: les critiques   Mar 9 Sep - 13:05

critique nagative de l'express /studio cine live

De Liv Ullmann, fidèle d'Ingmar Bergman dont elle a adapté le dernier scénario, metteuse en scène de théâtre réputée (Cate Blanchett dans Un tramway nommé désir), on attendait avec impatience le retour. Quatorze ans après Infidèle, la Norvégienne revient avec l'adaptation de Mademoiselle Julie, chef-d'oeuvre de Strindberg sur la nuit ardente et tragique d'une jeune aristocrate qui encourage le valet de son père à la séduire.  

 

La cinéaste a parfaitement respecté la forme théâtrale, gardant ses personnages dans un décor unique, et souligne justement les enjeux de cet affrontement entre classes autant qu'entre sexes. Mais elle passe à côté du désir amoureux. Où est passée la fièvre sensuelle de cette nuit de la Saint-Jean?  

En faisant de Jean (Colin Farrell) un valet sensible, elle condamne la deuxième partie de la pièce, obligeant l'acteur à surjouer la dureté et le cynisme. Face à lui, Jessica Chastain devient une petite chose prise au piège, et le symbole trop voyant de la dure condition de la femme au début du siècle dernier. Avec, en prime, l'utilisation jusqu'à la corde du trio pour violon, piano et violoncelle de Schubert (oui, celui de Barry Lindon !), Liv Ullmann fait de Mademoiselle Julie une oeuvre périmée.  

Découvrez plutôt la version d'Alf Sjöberg (qui ressort en salle) ou celle de Mike Figgis (sortie en 1999).  

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/cinema/mademoiselle-julie-la-critique-de-studio-cine-live_1573758.html#9W5ks8r7jXXdXiQT.99

et critique positive de rue 89:

La version de Mademoiselle Julie que nous offre Liv Ullmann, dans un duo plus que parfait formé de Jessica Chastain (la comtesse Julie) et Colin Farrell (le valet John) est juste éblouissante. Julie, fille de baron et orpheline de mère, prisonnière des convenances de son rang et de l’époque (1890, Irlande), de son sexe qu’elle rejette, et de ses préjugés, ne peut qu’être malheureuse. C’est du fond de sa solitude qu’elle est confrontée à la frustration, aux rêves et aux désirs de son valet. Le domestique lui doit une obéissance absolue, mais il possède l’avantage de n’avoir pas grandi dans le fatalisme de l’honneur
Alors que la fête de la Saint-Jean bat son plein au dehors, c’est dans les recoins de la cuisine que l’intrigue se met en place. Jugée inopportune dans le dévouement amoureux qu’elle porte à John, la cuisinière a été congédiée. Julie et John vont pouvoir se livrer à un face à face d’une sensualité et d’une violence inouïe.

C’est d’emblée sur le mode d’une recherche effrénée de domination et de pouvoir que se joue la “négociation” qui se trame silencieusement depuis bien longtemps entre John et Julie. Les sentiments réels ou imaginaires que la maîtresse et son domestique partageaient dans les non-dits, ont cédé la place à toutes formes de chantage. La surenchère dans la séduction devient ce soir là, l’ultime moyen d’enfermer l’autre dans un piège qui lui sera fatal. Mais le piège dans lequel l’adversaire tombe, devient chaque fois le lieu à partir duquel il emprisonne l’autre à son tour. L’enchainement est sans fin, il se prolonge comme une malédiction dont la force est autonome. Le combat que mènent les protagonistes pour échapper à la honte qui les aliène, les entraine inexorablement dans un cercle vicieux infernal dont l’issue dépasse leurs desseins.

Selon les croyances populaires, la nuit de la Saint-Jean était une nuit magique, placée sous le signe de l’amour… C’est pendant la nuit la plus claire de l’année que l’on mettait à l’épreuve les relations sentimentales. Sous l’effet de l’alcool, des vérités qui se font jour peuvent conduire au mariage aussi bien qu’au divorce.
Mais les mises à l’épreuve ne sont jamais que d’autres façons de pactiser avec le diable. Bien davantage qu’une pièce qui respecte l’unité de temps, de lieu et d’action, Mademoiselle Julie fonctionne comme une véritable tragédie grecque. Les dialogues féroces sont les étapes d’une catharsis complète, par identification progressive à chacun des trois personnages qui se donnent la réplique.

La tragédie naturaliste adaptée par Liv Ullman, prend rapidement toute son ampleur à l’écran, avec des plans rapprochés qui détachent longuement les personnages les uns des autres, pour ne les rassembler que lorsque la tension monte. Les échanges ont tous comme toile de fond le mépris qui alterne avec l’orgueil: mépris réciproque des classes les unes envers les autres et mépris des individus dans la singularité de leurs fragilités.

La surprise est permanente, l’intrigue ne répond à aucun effet de symétrie, pour la rendre aussi éloignée que possible de toute règle dont la logique serait comparable à celle de la vraie vie. La psychologie de la comtesse, comme celle de son domestique, ne sont pas données d’avance malgré tout ce qui oppose classiquement l’homme et le femme, le maître et son valet. Elle est progressivement dévoilée au fil du drame qui se déploie comme à notre insu, nous repoussant dans nos propres retranchements. Qu’attendons nous de cette situation inextricable ? Pourquoi passons-nous notre temps à soutenir la souffrance de l’un, puis le désespoir de l’autre ?
http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2014/09/08/blogs/mademoiselle-julie-passion-destruction-dans-huis-clos-epoustouflant/

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MessageSujet: Re: les critiques   Mar 9 Sep - 17:31

critique positive de mehach magazine
La beauté de la peau blanche et des cheveux roux de la belle Jessica Chastain apporte une touche de fragilité émouvante à ce scénario complexe. Elle y incarne la fille d’un baron qui se sent un peu étriquée dans sa condition de classe sociale supérieure où les apparences prennent le dessus sur les sentiments.

L’intensité du regard et des attentions du valet de son père, interprété par le ténébreux Colin Farrell, va bousculer ses certitudes et la pousser dans un tourbillon de sentiment mitigés et peu contrôlables.

Collin Farrell est reconnu pour la puissance de son interprétation, il fait parti des rares acteur que l’on arrive à oublier derrière le caractère de leurs personnages. Une fois encore, le défi est relever pour Collin Farrell qui joue le rôle d’un valet intéressé par la beauté, la richesse et la classe sociale et la fille de son maître.

Les relations qui vont se nouer entre les deux personnages entraîneront le spectateur dans un tourbillon de sentiments où le bien ne se détache plus du mal et où les limites de la bienséance deviennent floues.
http://www.mehach-magazine.com/9474901/mademoiselle-julie-jessica-chastain-colin-farrell.html

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MessageSujet: Re: les critiques   Jeu 5 Fév - 13:19

ca y est je l'ai vu cheers

6 mois d'attente depuis la sortie du film j'ne pouvais plus

autant été honnête j'avais peur; une pièce de théâtre classique déjà ca me faisais peur, ensuite que c'est filmé j'avais des doutes, avec que 3 acteurs en tout et pour tout ou la la mon dieu qu'est ce que ca va donné scratch

mais là je suis épatée.

le film est magnifique. les acteurs juste parfait
le jeu de colin est pour moi du jamais vu, j'ai envie de dire; tout en finesse, pas surjoué.
Jessica est vraiment une actrice hors pair.

et l'histoire! je connaissais rien de cette pièce et j'ai tout fait pour ne rien savoir.
ca m'a collé du début a la fin, les 2h sont passés très vite.
au début je détestais miss Julie et a la fin j'avais de la peine pour elle, au début je cautionnais le discours de john et a la fin je le haïssais!

ma patience a été récompensée au dela de mes attentes!
quel gâchis que ce film est été si mal exploité. ca aurait merité une plus grande visibilité, autant pour le jeu de tous les acteurs que pour cette histoire a huit clos.


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MessageSujet: Re: les critiques   Jeu 5 Fév - 22:22

En fait le problème du film est que beaucoup de critiques ont détesté et le fait que le film n'ait pas été sélectionné à Cannes a été plutôt négatif.

En fait j'aime bien l'interprétation de Colin. une interprétation qui joue sur la vulnérabilité. La première partie a été bien accueillie c'est dans la deuxième partie que souvent il n'y a pas eu d'adhésion.
La plupart des acteurs jouent John comme un être qui méprise Julie, froid, manipulateur. Alors que Colin est plein de colère, d'émotion qu'il laisse éclater. c'est là que les critiques ont dit qu'il surjouait et que la tragédie perdait de sa force. Personnellement j'ai bien aimé son interprétation parce que justement elle est différente. J'adore la dernière scène quand il monte les escaliers. Je trouve que l'attitude est parfaite.
J'ai beaucoup aimé aussi Samantha Morton.
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MessageSujet: Re: les critiques   Jeu 5 Fév - 22:56

je connais pas la piece et le autres "john".
je trouve son personnage coherent.
j'aime enormement ce role , il est vraiment excellent dans ce registre.
dommage que ce soit passé aussi inapercu

ah oui le dvd est uniquement en VO, avec sous titre, pas de vf disponible (etrange non?)

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MessageSujet: Re: les critiques   Ven 6 Fév - 8:39

En fait le film n'est sorti en France qu'en VO ST. Le film n'a pas été doublé et comme cela a été un flop j'imagine qu'ils ont limité les coûts pour le DVD.
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